L’apologie de la paresse

 

L’apologie de la paresse

I

 

 

 

 

 

 

Petite prostituée…

…      L’air un peu satyre ?

– Tu marches – je fainéante.

 

…      Te suivre à ton garni ?

– Tu es si dégarnie.

Repose-toi, éreintée. Je suis paresse.

 

…      Mon toucher se souvient de la fraîcheur orgiaque

de ta chair en chaleur.

Mon ouïe de ta gorge ahanante…

Je paresse. Moisis avec moi.

Quelle luxure à ta gourmandise païenne.

 

…      Tu penses à ton sofa malicieux ?

Les taches de vices rancis l’illumineront

de dessins humoristiques –

le collectionneur y flairera une patine antique.

 

…      Ton antiquaire désire se délasser, ce soir ?

Mais, reste, intraitable intéressée –

L’oisiveté enivre l’idéal affamé de ton ventre élastique

Tu le mettras cuire au soleil.

Etends-toi sur cette grève.

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